Là, ce ne sont pas des Chinois qui travaillent dur pour les petits enfants, mais l'atelier qui coud des tenues chinoises. 13 au total, taille adulte, de quoi coudre à la chaine.

Avec ces tissus 100% électrostatiques, impossible de faire l'impasse sur le surfilage, sous peine de se trouver patchée de bouts de tissus collants et extrêmement énervants.

IMG_0956

 

Patron maison à partir d'une veste cambodgienne élargie; le patron se compose de 9 pièces : 1 dos, 2 devants, 2 manches, 2 bas de manches, 1 col, et une ceinture. Couleurs chatoyantes, mélangées pour qu'aucune veste ne soit identique.

 

- veste d'origine brodée d'un dragon -

IMG_0977

Tissus découpés, chaque pile correspond à un kimono à assembler, installée dans un ordre précis pour éviter les pas inutiles et les changements de couleurs de bobines intempestifs. Du fordisme, quoi.

IMG_0961

Première étape, coudre les 13 ceintures et les retourner sur l'endroit.

IMG_0962

Puis c'est parti pour les assemblages, ici le col sur le corps de la veste.

Ordre de montage, après repassage préparatoire de grandes bandes (col+bas de manche) :
1- couture d'épaule devant/dos x2
2- couture bas de manche sur manche x2
3- couture manche sur entournure vêtement x2
4- fermeture manche et côté x2
5- pose col
6- ourlet bas
7- maintien ceinture sur côté

IMG_0963

Empilage des vestes sur mannequin au fur et à mesure, d'où l'aspect sumo au bout de quelques temps.

IMG_0971

IMG_0975

Au final, 10h de couture pour 13 déguisements, beau rendement, Ford et Taylor n'ont qu'à bien se tenir.